Mise à jour le 21/04/2017



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"A quoi servent les Gitans de Perpignan ?" Six mois de prison ferme pour l'auteur de l'article

Le Petit Journal Catalan a été condamné ce jeudi pour provocation à la haine et à la discrimination après la publication en août 2015 de deux articles stigmatisant les Gitans de Perpignan. L'auteur des articles écope de six mois de prison ferme.
Non, on ne peut pas écrire n'importe quoi. Le tribunal correctionnel de Perpignan a condamné ce jeudi pour incitation à la haine et discrimination un rédacteur et le directeur de la publications du Petit Journal Catalan.
L'auteur des deux articles stigmatisant les gitans et maghrébins de Perpignan, Rodolphe Crevelle, écope de six mois de prison ferme et 20 000 euros d'amende. Alain Paga, le directeur de la publication est lui condamné à deux mois ferme et 20 000 euros d'amende.
"Nous sommes très satisfaits de cette condamnation", a réagi Joseph Saadna, le président du comité animation de la place du Puig à Perpignan. "Je suis très content que tout soit fini. Nous avions été vraiment très blessés par ces articles. Ça avait été un choc pour toute la communauté gitane à Perpignan mais aussi à Montpellier, Béziers ou Arles. Ça a fait le tour de France. Nous sommes des Gitans mais il ne faut pas oublier que nous sommes des citoyens français, c'est ça qui nous fait mal" ,poursuit Joseph Saadna.
"C'est un jugement très sévère mais mérité" explique Maitre Olivier Amiel qui représentait deux associations de St Jacques. "L'auteur a voulu déstabiliser le quartier avec ces deux articles complètement racistes".

Par Simon Colboc, France Bleu Roussillon et France Bleu



Les Eglises européennes soutiennent les efforts pour les Tsiganes Roms
Radio Vatican

Voici une partie du message :
Mettre fin à la discrimination, travailler pour la réconciliation : Déclaration à l'occasion de la Journée Internationale des Roms Le samedi 8 avril sera célébrée la Journée Internationale des Roms, instituée pour reconnaître et rendre honneur aux personnes Roms et pour mettre en valeur leur culture. Cette année, en Europe, la Journée Internationale suit la semaine Roms de l'UE, durant laquelle l’on a organisé une série d'événements auprès du Parlement européen à Bruxelles ainsi que dans toute l'Europe, afin de sensibiliser l'opinion publique à l'égard de leur lutte pour la justice et pour leur reconnaissance.
Aujourd'hui, entre 10 et 12 millions de Roms vivent en Europe. Ce sont les gardiens de grandes valeurs. Leur culture élève la valeur de la famille, malgré l'individualisme croissant qui caractérise notre époque.
Des siècles d’anti-tsiganisme ont créé des conditions de vie inacceptables pour les Roms. Historiquement, ils ont souvent été marginalisés, soumis à des violences, réduits en esclavage et ils ont même dû endurer des génocides. Aujourd'hui, ils font l'objet d'une constante exclusion sociale et sont obligés de lutter pour accéder à l'éducation, à un logement, à un emploi, aux services sociaux, à l'assistance sanitaire. Il n'est pas rare que leurs droits civils fondamentaux soient bafoués, comme le droit à avoir un acte de naissance et donc à exercer les droits qui en découlent. Malgré cette oppression, ils ont survécu et ont protégé leur style de vie singulier, leur langue et leurs traditions.
Les Eglises en Europe soutiennent les efforts menés pour changer la perception que l’on a des Romss, pour favoriser un dialogue dans la dignité, dans le respect des différentes histoires et identités et, en même temps, pour reconnaître les Roms en tant que concitoyens des pays européens. Nous reconnaissons également le grand engagement dont bon nombre d'Eglises en Europe ont fait part et nous espérons que l’on puisse travailler de plus en plus concrètement dans ce domaine.
L’histoire des Roms ne peut être comparée à celle d'aucun autre peuple de ce continent : ils sont la plus grande population indigène d'Europe. Malgré les siècles écoulés depuis leur première apparition en Europe, ils restent encore en marge de notre conscience et de nos sociétés. Ensemble, nous devons nous repentir de nos péchés de discrimination et de persécution, et nous engager à nouveau sur la voie difficile de la réconciliation.
 
(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)




En Slovénie, il y a des Romss heureux

Dans le nord-est de la Slovénie, une communauté tsigane est totalement acceptée par la population. À la veille de la Journée internationale des Romss, le 8 avril, reportage dans ce village où la cohabitation commence à l’école maternelle.
Tout a commencé par un petit ruisseau et une poignée d’arbres, des chênes et des érables. De l’eau, un peu d’ombre : il n’en fallait pas plus pour qu’un Tsigane s’installe. C’était en 1911. Le premier homme de Pušča y a posé ses affaires. Il s’appelait Adam. Adam Rorvat. Il occupa d’abord ce lieu sans permission. Mais il était toléré : les nobles du coin avaient besoin de musiciens. Ce n’est qu’au retour de la Grande Guerre qu’on a laissé Adam Rorvat acquérir la parcelle. Après de bons et loyaux services, il était devenu digne de confiance. L’homme a eu six enfants qui se sont mariés à leur tour. Un village était né.
La Croix



La lente agonie du quartier de Sulukule à Istanbul

Ce quartier a fait couler beaucoup d'encre. Niché entre Edirnekapı et Fatihkapı, contre les remparts byzantins qui délimitent la vieille ville, Sulukule est le plus vieux quartier tsigane au monde ! Au temps de l'empire ottoman, les musiciens les plus réputés de la communauté venaient au palais de Topkapı pour divertir les sultans et la cour, accompagnés de danseuses du ventre qui s'appelaient peut-être Esmeralda...
Les Roms, appellation turque pour les tsiganes, sont arrivés à Istanbul au XIème siècle, à l'époque byzantine, en provenance d'Inde. Certains d'entre eux sont allés s'installer aux quatre coins de la planète, d'autres sont restés... Pendant des siècles, la culture tsigane s'est enracinée à Sulukule, y a posé ses marques, et le quartıer est devenu un lieu de pélerinage important de la communauté.
Durant des dizaines d'années pendant la seconde moitié du XXième siècle, jusqu'en 1991 où elles ont été fermées sur décision municipale, les tavernes du quartier vibraient au son des violons, des clarinettes et des orchestres gitans et les noctambules venaient y passer une partie de la nuit. A Sulukule, on trouvait à la fois des maisons, certaines plus que centenaires, d'autres plus récentes, et d'innombrables "gecekondu", constructions de fortune érigées sans autorisation, formant le bidonville le plus réputé d'Istanbul.
Des ONG locales ainsi que des membres de l'Association pour la solidarité et le développement de la culture Roms de Sulukule se sont mobilisé, ont introduit une procédure en justice contre la mesure d'expulsion d'urgence prononcée, sans succès. Des propositions alternatives ont été faites, tentant de concilier la spécificité de la culture Roms et l'aménagement du quartier sans que les habitants ne soient obligés de le quitter, échec.
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À bras ouverts» n'est pas seulement un mauvais film, c'est une œuvre inacceptable

Dans les salles le 5 avril prochain, la nouvelle comédie de Philippe De Chauveron avec Christian Clavier reproduira-t-elle le succès de leur précédente collaboration («Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?». S'appuyant sur une représentation abjecte de la communauté Roms, on ne pourrait que le déplorer. Sous ses atours de comédie populaire et enjouée, le film est un objet dangereux qu’il convient de combattre.
La famille Roms d'À bras ouverts.
Cet article spoile une grande partie du film À bras ouverts, mais un tel développement nous est paru nécessaire pour mieux juger des ressorts nauséabonds du film. C’était le 6 mars dernier, lors d’une avant-première publique du film à Lille, le scénariste et réalisateur Philippe De Chauveron s’adresse aux spectateurs avant qu’ils ne découvrent À bras ouverts. On lui demande ce que cela fait de le présenter enfin quand il a tant fait parler en amont sur internet.
Sans doute la question porte-t-elle sur un «bon buzz» plutôt qu’un «mauvais buzz», reste que De Chauveron se défend: «Je ne fais pas attention aux polémiques», avant d’ajouter quelque chose qu’il n’aurait sans doute pas pensé préciser en préambule de la projection: «Nous avons essayé de rendre les Romss sympathiques». «Essayé» seulement? Et de les «rendre» sympathiques, vous dîtes? Autrement dit, en réalité, ils ne le seraient pas vraiment? Allez, on taquine... Cessons le procès d’intention, le film parlera de lui-même, se dit-on. Verdict quatre-vingt dix minutes plus tard: À bras ouverts ne rattrape pas ces propos maladroits, il fait même pire, infiniment pire.

Hendy Bicaise



Jean-Marie Le Pen a été débouté de sa contestation de l'amende de 5 000 € qu'il avait dû verser pour injure publique envers les Romss.

La Cour européenne des droits de l'homme a déclaré jeudi irrecevable une requête de Jean-Marie Le Pen contestant sa condamnation pour ses propos sur les Romss.Le président d'honneur du Front National, s'exprimant lors de l'université d'été de son parti, en septembre 2012, avait ironisé sur cette population incapable de s'intégrer, selon lui, en leur faisant dire : « Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement ».Poursuivi pour injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une ethnie, il s'était vu infliger une amende de 5 000 €, en décembre 2013, par le tribunal correctionnel de Paris, peine confirmée en appel puis en cassation.La Cour de Strasbourg juge infondés les griefs de Jean-Marie Le Pen selon lesquels cette condamnation porterait atteinte à ses droits à un procès équitable et à la liberté d'expression.« Les juridictions nationales ont condamné le requérant à l'issue d'une analyse méthodique et approfondie des propos incriminés, en relevant que ceux-ci étaient loin de se limiter ...
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L’esclavage des Romss, la « Grande Honte » de la Roumanie

Tous les ans, le 20 février, la Roumanie célèbre l’abolition de l’esclavage des Romss. Sauf que ces cinq siècles de l’histoire du pays ne sont pas toujours pas inclus dans les programmes scolaires. Ce 20 février 2017, une pièce de théâtre sur l’esclavage créée par l’actrice Roms Alina Șerban se joue au Théâtre National de Bucarest. Une première dans le pays.
Quand l’Histoire est oubliée, l’art la fait ressortir des tiroirs. Avec la pièce « Marea Rușine » (« La Grande Honte »), ce sont 500 ans d’esclavage des Romss qui resurgissent sur scène. Magda, une jeune doctorante Roms, décide de rédiger une thèse sur le sujet, mais fait face aux critiques de ses proches et  à ses questionnements intérieurs : qu’est-ce qu’être une femme Roms aujourd’hui en Roumanie et en Europe ? Comment un tel passé peut-il être ignoré ?
« Magda : je propose de décrire les principales caractéristiques de l’esclavage des Romss en Roumanie.
Professeur : Je vous demande une nouvelle fois, pourquoi ce sujet est-il important ?
Magda : Parce qu’il a toujours aussi peu de recherches sur ce sujet et je peux contribuer à développer ce domaine d’études.
Professeur : La thèse que vous proposez est trop militante. Il faut décider si vous voulez être académicienne ou activiste. »
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Pouvoirs publics et minorités tsiganes en France pendant la Grande Guerre

Enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux 1, Emmanuel Filhol est membre du Laboratoire Epistémè et du Comité scientifique de la revue Etudes Tsiganes.
Résumé
Pour tenter de rendre compte des mesures qu’adoptèrent les autorités françaises (pouvoirs politiques et militaires) vis-à-vis des Tsiganes pendant la Grande Guerre et de la façon dont ceux-ci réagirent, il convient d’introduire une distinction à propos des situations auxquelles furent confrontés, au sein des communautés tsiganes, trois « groupes » désignés administrativement sous les termes suivants : les nomades français, les nomades étrangers et les Alsaciens-Lorrains Romsanichels.
En ce qui concerne les Tsiganes français qui pratiquent le nomadisme et sont soumis à une surveillance rigoureuse depuis la loi de 1912, les pouvoirs publics limitent leur circulation ou comme dans le département de Maine-et-Loire les assignent à résidence, alors que les hommes en âge d’être mobilisés, au même titre que les Tsiganes sédentaires, combattent sur le front. Les Tsiganes étrangers de leur côté cessent de voyager ou tentent de quitter le territoire français ; d’autres, en nombre restreint, ressortissants des pays ennemis, sont dirigés vers les camps de civils austro-allemands et hongrois. Les Romsanichels alsaciens-lorrains quant à eux aboutissent dans des camps de l’Ouest et du Sud-Est de la France, avant que certaines de ces familles ne soient regroupées au dépôt drômois de Crest, jusqu’en juillet 1919.
e.filhol@episteme.u-bordeaux1.fr



Django : les Tsiganes de Forbach sur le tapis rouge de Berlin

Renardo Lorier, Hono Winterstein et Timbo Merstein entourent Bimbam Merstein, qui joue la mère de Django Reinhardt dans le film. Au total, huit Forbachois sont à l’affiche de la première réalisation d’Etienne Comar.
«J’ ai peur ! Se retrouver devant 2 000 personnes, c’est pas rigolo. Je vais dire que je suis malade… », lance Bimbam Merstein, sourire aux lèvres. Robe noire, tablier blanc et cheveux gris tirés en arrière, la dame de 87 ans est un sacré personnage, connu et respecté de la communauté des gens du voyage de Forbach. Ce soir, elle représentera la culture et le peuple tsigane à Berlin. Bimbam est à l’affiche de Django , première réalisation d’Etienne Comar (scénariste de Des hommes et des dieux ), projeté en ouverture du 67e Festival international. Elle joue le rôle de la mère du guitariste Django Reinhardt, le maître du jazz manouche, campé par Reda Kateb, acteur révélé dans Un Prophète. A l’affiche, on trouve aussi Cécile de France, et sept autres manouches de Forbach !
Le « vrai manouche » parlé à Forbach Pourquoi cette communauté en particulier ? « Chez nous, ça parle encore le vrai manouche », explique Hono Winterstein. Ce guitariste de renom est aussi au casting, au même titre que Samson Schmitt ou Timbo Merstein. Tous sont déjà connus dans le monde du jazz manouche. L’équipe du film est venue au Holweg, lieu de vie de la communauté, à l’automne 2015, pour faire passer des essais. « Ce n’était pas prévu que je figure dans le film. Je suis allé chercher Etienne Comar à la gare, on a discuté dans la voiture. Il m’a proposé un rôle », précise Hono.
Il joue Toto Hoffmann, un patriarche qui accueille Django Reinhardt. Le musicien tente de fuir les nazis durant la Seconde Guerre mondiale en rejoignant la Suisse. Une histoire vraie. Le tournage a eu lieu au printemps 2016 à Thonon et Aix-les-Bains. « Le réalisateur voulait qu’on soit authentique, comme dans la vraie vie. Et il insistait pour qu’on parle manouche sur le plateau », poursuit Hono. Des liens forts ont été noués avec les acteurs "pros". « Reda, c’est un mec très simple », souligne Timbo. Un Reda Kateb qui a travaillé près d’un an pour apprendre à "gratter" comme Django.
Pascal MITTELBERGER
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Bon anniversaire Monsieur Lorier

Forbach 12 janvier 2017:
Niki Lorier, 100 ans, un siècle de vie et d’engagement



Ce soir, à minuit pile, la grande famille tzigane, réunie à la salle Vouters de Freyming-Merlebach, aidera Niki Lorier à souffler ses 100 bougies. Le Forbachois est une figure de la communauté des gens du voyage.
Niki Lorier s’est battu toute sa vie pour une juste reconnaissance des gens du voyage. Il est aussi un violoniste accompli, et a toujours eu du talent un crayon ou un pinceau à la main. Durant toutes ces années, son épouse Yvette a été à ses côtés. Niki fêtera ses 100 ans cette nuit, à minuit. Yvette aura 95 ans le 12 février prochain.
Aux grands hommes, les grands honneurs. Ce soir, la communauté tzigane entourera Niki Lorier pour son 100e anniversaire. Certains ont fait le voyage de très loin pour assister à l’événement, qui se déroulera à la salle Vouters de Freyming-Merlebach. A minuit pile, M. Lorier aura vu défiler un siècle, riche en rencontres et en combats pour la reconnaissance de la communauté des gens du voyage et de ses droits. Le Forbachois est un patriarche, une figure, toujours souriant, toujours affable, toujours blagueur. Son père Bachi, un chef de tribu respecté.
Niki Lorier est né le 12 janvier 1917 à Forbach, au numéro 1 de la Bauerstrasse. La maison existe toujours. Avec sa famille, il voyage, évidemment, mais le point d’ancrage reste, durant toute sa jeunesse, Sarrebruck.
Au début des années 1930, face à la montée du nazisme, les Lorier quittent la ville, et l’Allemagne. Quand la Seconde guerre mondiale éclate, les Loriers sont installés à Lille. La persécution se poursuit. « Mon père, Bachi, était un chef de tribu respecté par toute la communauté. C’est pour cela qu’il a été arrêté, déporté. Il a été tué à Dachau », raconte-t-il.

Son fils LORIER Roberto a publié un Romsan Pâni et le peuple sans frontières.
Cet ouvrage est un événement sociologique autant que littéraire. Pour la première fois un Manouche se penche sur le passé de son peuple, avec le regard d'un Romsancier attentif à son histoire.
éditions Wallada



Deux-Sèvres - Une exposition à la mémoire des Tsiganes internés
Pendant la Seconde Guerre mondiale, plus de 1.800 nomades étaient internés à Montreuil-Bellay. A Thouars, une exposition revient sur ce pan de l’histoire.
Pour mettre en lumière cette période peu connue, Montreuil-Bellay a fait appel au Centre régional Résistance et liberté de Thouars (CRRL). A partir de lundi 9 janvier, ce dernier propose l'exposition « Traces de l'internement ». Les équipes du CRRL ont étudié les archives et se sont appuyées sur les recherches de Jacques Sigot, historien local, qui, dans les années 1970-80, a travaillé sur le camp.
Le CRRL poursuit sa mission « de nourrir le citoyen du XXIe siècle ». « Nous abordons les discriminations subies par les Tsiganes depuis la fin du XIXe siècle, annonce Virginie Daudin, la directrice du CRRL. L'objectif est de changer le regard sur " cet étrange étranger " qui est dans 95 % des cas Français, sur " ces voleurs de poules " qui, bien souvent, travaillent. » Le CRRL a voulu une approche artistique avec les photos des vestiges du camp prises par Bernard Renoux. Une maquette fait voir le lieu. Sur le site, il ne reste que quelques traces. En 1946, ce qui pouvait être vendu, comme les baraquements en bois, l'a été. Aujourd'hui, les animaux y pâturent. Des visites auront lieu sur place en avril.

Un thème dans l'actualité. Les parlementaires ont abrogé le livret de circulation des gens du voyage. Le Conseil constitutionnel doit se positionner. Les citoyens français non-sédentaires n'auraient alors besoin que d'une simple pièce d'identité.
Marion Michel

  Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j'ai été très mécontent de celui de l'année dernière !”

Alphonse Allais



La mairie déboutée, les gitans restent sur l'aire de Tréscassés
Enjoint, par la mairie, à quitter l'aire de grand passage des gens du voyage de «Maniou», neuf familles de «voyageurs» ont obtenu le droit de rester. La mairie, qui avait saisi le tribunal administratif, a été déboutée de sa demande sous astreinte.
Dans le dossier déjà sensible de la gestion des aires d'accueil des gens du voyage qu'a connu la commune depuis une année , la décision rendue jeudi, par le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, est un nouveau coup dur pour la mairie.
En zone inondable Le 13 décembre dernier, le maire Jean-Philippe Bésiers avait, en effet, mandaté un huissier pour faire constater que l'aire de grand passage demeurait occupée malgré un arrêté municipal récent (22 septembre) fermant le site du 1er octobre au 31 mars. Une interdiction de stationner motivée par la ville en raison du risque de crue de la Garonne, l'aire étant en zone inondable. La commune a ainsi saisi, par le biais de son avocat, Me Attal-Galy, une mesure d'expulsion urgente en déposant un référé devant le tribunal administratif. «L'occupation illicite du domaine public génère de graves conséquences en matière d'atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques», plaidait l'avocat de la ville.
«Pas de preuve du caractère d'urgence et d'insalubrité»
L'avocat des familles menacées d'expulsion, Me Laurent Mascaras, n'a pas manqué de tordre les motivations du référé lancé par la ville. «La mairie, qui faisait valoir l'insalubrité du site, n'a pas apporté la preuve qu'il y avait un danger immédiat, tant pour les occupants de l'aire que pour les concitoyens de la commune», soutenait Me Mascaras, qui rappelait que ses clients étaient aussi des Castelsarrasinois. «Leurs enfants sont scolarisés dans la commune, ils y sont aussi électeurs. Enfin, la commune n'a pas donné de solution alternative d'hébergement à ces familles», certifiait l'avocat montalbanais. Le juge des référés, François de Saint-Exupéry de Castillon, constatant que l'état d'urgence n'était pas caractérisé, a rejeté la demande d'expulsion de la mairie.
Max Lagarrigue.

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